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LES PORTS, OASIS DE VIE INSOUPÇONNÉE

L'auteur : Sophie FALLOURD
Rédaction : Michel CANTOU - Sophie FALLOURD
Relecture : Aquarium MARE NOSTRUM
Exposition cofinancée par l’aquarium Mare Nostrum de Montpellier Agglomération


Composition de l’exposition : --> 31 photos au format 60 cm x 40 cm présentées dans des cadres en aluminium brossé 70 cm x 50 cm et légendées. --> 1 texte de présentation et 1 texte de conclusion de l’auteur au format 60 cm x 40 cm présenté dans un cadre en aluminium brossé 70 cm x 50 cm. --> 8 textes sous verre au format 25 cm x 35 cm introduisant 8 grands chapitres.

Public concerné : Tout public (Salons spécialisés et grand public, Musées, associations, mairies, capitaineries, écoles, médiathèques, aquariums…).

Thème : Souvent mal perçues car parfois sales, les eaux des ports méditerranéens, regorgent pourtant d’animaux extraordinaires !

Synopsis : Nous aimons tous flâner dans les ports de plaisance et rêver devant les voiliers à quai. Mais rares sont ceux qui soupçonnent la richesse et la beauté se trouvant là, tout près, sous la surface de l’eau. Les eaux parfois troubles, voire douteuses des ports cachent pourtant de véritables trésors. Sophie FALLOURD a choisi de les révéler en mettant toute la lumière sur la face cachée et insolite des ports languedociens à travers une exposition de 31 photos. Elle a pu réaliser ses clichés révélant une étonnante biodiversité grâce à des missions scientifiques auxquelles elle prend part régulièrement entre Port-Camargue et Agde.

Objectif : Sensibiliser les estivants, leur faire prendre conscience que malgré l’eau trouble des ports, sous les coques des bateaux se trouvent de véritables trésors. Découvrir la biodiversité marine présente en Méditerranée de manière novatrice, par l’intermédiaire d’un habitat tout à fait original : le port. Découvrir différents habitats portuaires. Comprendre l’intérêt que nous avons, à mettre tout en œuvre, pour garder nos ports lieu propres.

Lieux d’expositions : --> Du 6 juillet au 4 octobre 2009 – aquarium Mare Nostrum - Montpellier --> Du 5 décembre au 13 décembre 2009 – Salon Nautique – Paris --> Du 15 janvier au 18 janvier 2010 – Salon de la plongée - Paris

Cette exposition est en adéquation avec les préconisations du Grenelle de la mer et notamment celles de l’atelier 2 intitulé « Entre menaces et potentiels, une mer fragile et promesse d’avenir ». Une des thématiques de cet atelier encourage le concept du port du futur et l’intégration d’une démarche environnementale. Elle a pour objectif d’apporter une solution à la raréfaction de la biodiversité marine.

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Il est interdit de plonger et de pêcher (à la canne, au filet, au fusil sous marin) dans les ports. L’auteur a réalisé ces photographies en accompagnant Michel CANTOU dans le cadre du programme scientifique ECONAUT.

 

 

Les algues calcaires de couleur rose (corallines) habillent magnifiquement cette roche artificielle. Des oursins brouteurs d'algues se protègent avec leurs piquants. Des ascidies blanches filtrent le phytoplancton (algues microscopiques).

 

 

La moule peut filtrer 5 à 10 litres d'eau par heure. Comme tous les filtreurs, elle peut concentrer, dans ses tissus, les métaux lourds et les polluants contenus dans ces eaux.

 

 

La mâchoire massive de ce sar adulte est pourvue d’une dentition lui permettant de broyer les piquants des oursins et même certaines coquilles.

 

 

La rascasse est bien camouflée parmi de petites algues brunes, elle attend le passage de petits poissons pour les manger.

 

 

L'hiver, la cigale de mer vit en essaims agrippés au plafond de cavités sous-marines souvent difficiles d'accès. Au moindre bruit, elle détale vers l'arrière en faisant " claquer " sa queue sur son abdomen.

 

 

 

 

 

 

Les sars, au stade larvaire, se déplacent en petites cohortes et vont chercher refuge dans des abris à leur mesure, pourquoi pas une digue de port ?

 

 

Les larves de saupe arrivent dans les ports méditerranéens début novembre. Elles y poursuivent leur croissance et leur métamorphose pendant plusieurs mois.

 

 

Pour se nourrir, la saupe adulte, broute les feuilles les plus tendres de la posidonie. Cette plante forme des herbiers qui sont des habitats emblématiques et fragiles de Méditerranée.

 

 

 

 

La moule colonise les deux premiers mètres sous la surface de ce pilier. Bien accrochée par son byssus, elle filtre l'eau pour capturer le phytoplancton dont elle se nourrit.

 

 

A la verticale de ce pilier, cinq/six mètres plus bas, vit le ver spirographe. Il déploie son panache de tentacules pour piéger des petits animaux (zooplancton) apportés par les courants marins.

 

 

Tout est recyclable dans les ports, même les vieux pneus de voiture !

 

 

Les clavelines sont des animaux translucides et filtreurs, vivant en colonies. Adultes, ils ne mesurent pas plus de 3 cm.

 

 

L’ulve est une algue verte qui se développe très rapidement dans les eaux des ports. Comme beaucoup d’espèces végétales, la présence de nitrates dans l’eau accélère leur développement.

 

 

Vivre fixé sur le gouvernail d’un voilier est un luxe réservé à ceux qui aiment voyager !

 

 

La balane est un petit crustacé qui vit fixé sur un support. De sa «coquille» formée de plaques calcaires, ne dépassent que des cirres (sortes de pattes) lui servant à capturer sa nourriture.

 

 

 

 

Cette holothurie (ou concombre de mer), vit habituellement entre 20 et 100 m de profondeur. Sa présence dans le port est certainement due aux rejets des chalutiers, de retour de la pêche.

 

 

L’étoile de mer peigne reste enfouie dans le sable la journée, tandis que la nuit, elle se déplace sur le fond à la recherche de ses proies (d’autres étoiles de mer).

 

 

La sabelle est un ver marin vivant dans un tube. Lorsqu’elle est dérangée, elle rentre immédiatement dans son logement.

 

 

Comme chez les coraux, on peut distinguer sur l’ensemble du corps de cet alcyon des centaines de petits polypes.

 

 

La raie torpille se nourrit de petits poissons ou crustacés qu’elle paralyse par électrocution. Pour se camoufler, elle peut s’enfouir entièrement sous le sable.

 

 

De mars à avril, la seiche recherche les baies et les zones portuaires peu profondes pour pondre. Comme le caméléon, elle peut modifier sa couleur pour se confondre dans son environnement.

 

 

 

 

Sur ce petit morceau de bois, on peut identifier jusqu’à dix espèces différentes, dont l’araignée des anémones très bien camouflées, et une ponte de calmar (Œufs blancs allongés en grappe).

 

 

Un objet jeté à l’eau peut-être un habitat, mais également un piège pour ce concombre de mer. Ce morceau de gobelet en plastique mettra certainement plus de 1000 ans avant de se dégrader complètement dans le milieu marin.

 

 

Le crabe coryste est surpris par le photographe pendant sa petite promenade. Par peur, il s’est immédiatement enfoui dans le sédiment, à coté de sa paire de lunette de soleil. Oups ! Ce ne sont pas ses lunettes ?

 

 

 

 

Les juvéniles de muges aux couleurs argentées ou verdâtres nagent juste sous la surface ; ils se fondent dans les reflets lumineux du soleil afin d’échapper à leurs prédateurs.

 

 

De grosses écailles, un corps filiforme, une couleur argentée et une tête plate pour certains, c’est un muge. Il lui arrive de fouiller le sable pour se nourrir. Sur la photo, le muge trie et rejette ce qu’il n’aime pas.

 

 

La daurade, lors de sa migration saisonnière, peut faire « escale » quelques temps dans certains ports pour se nourrir. Elle y reprendra des forces avant de continuer son voyage.

 

 

 

 

 

Sophie FALLOURD, 14 rue Henri MAFFRE, 34340 MARSEILLAN Email : pictureaqua@yahoo.fr Téléphone +33 (0)6 22 34 16 64